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Certaines adolescentes se lacèrent les bras au cutter ou s'infligent des brulûres de cigarette.
Qu'est-ce qui les pousse à se faire mal volontairement ?
On distingue plusieurs types d'automutilation ( majeure, stéréotypique, modérée, superficielle).
Dans la grande majorité des cas, à l'adolescence, il sagit d'automutilation modérée superficielle. Ce symptôme est extremement féminin ( 97% des cas ) et démarre souvent vers l'âge de 14 ans. A quinze-seize ans, on estime qu'environ 10% des jeunes d'automutilent !
Les adolescents se font mal de manière délibérée et répétée ( cela peut se produire quarante à cinquante fois par mois). Cependant, elles n'ont pas l'intention consciente de se suicider. Les blessures qu'elles s'infligent, bien qu'impressionnantes, restent superficielles
Un passage de la vie difficile
L'adolescence est une période critique: celle de la séparation, où le jeune se détache de ses parents pour devenir lui-même, pour "s'habiter". Certains ont beaucoup plus de difficultés que d'autres à passer le cap de cette période charnière, entre l'enfance et l'age adulte. Les raisons? elles sont multiples:
ils sont mal dans leur peau, ils n'arrivent pas à se structurer, à trouver leur identité tant corporelle que psychique. Ils n'ont pas de projet et n'envisagent pas l'avenir.
Si, quand ça va mal, les garçons tournent plutôt leur violence vers les autres, les filles s'en prennent à elles-mêmes à travers des comportements tels que l'anorexie, la boulimie et/ ou l'automutilation.
Ces conduites différentes sont, en quelque sorte, le miroir de la société qui demande aujourd'hui aux femmes d'être toujours performantes, de prendre sur elles lorsqu'elles vont mal.
Quand c'est le seul moyen d'exprimer ses souffrances:
Pour ces jeunes filles qui se tailladent les bras au rasoir, au couteau ou se brûlent le dessus des mains avec une cigarette, l'automutilation représente en quelque sorte une béquille.
C'est le seul moyen qu'elles ont trouvé de crire leur détresse, leur souffrance psychique, de gérer au mieux certains débordements émotionnels quand elles sont dépassées par ce qu'elles vivent. Ce geste diminue leur anxiété, la tension qu'elle ressentent.
Ce moyen d'exprimer leur mal-être, elles ne l'exposent pas à la vue de tous. Au contraire. Elles ont souvent honte et se cachent dans leur chambre ou dans la salle de bain pour passer à l'acte.
Ne le/la laissez pas tomber dans cet engrenage
Il est important de ne pas considerer ce geste comme anodin. C'est un appel à l'aide de la part de l'adolescent: elle/ il montre ses blessures physiques pour attirer l'attention sur celles qui sont ancrées profondément au fond d'elle/ lui-même et qu'il/elle ne peut exprimer. Il faut impérativement y répondre... alors aidez vos amis et vos proches.
L'aider à mettre des mots sur ses maux
Le traitement de l'automutilation repose essentiellement sur la prise en charge psychothérapeutique sur mesure. Elle est basée sur des entretiens au cours desquels le pédopsychiatre aide l'adolescent à exprimer son malaise profond, à le réconcilier avec son corp. Une base nécessaire pour qu'il puisse ensuite reprendre confiance en lui, s'aimer et accepter de vivre ses frustrations.
Parfois, l'adolescent va si mal et ses mutilations sont si nombreuses qu'une hospitalisation s'impose afin de le protéger de sa souffrance intérieure.
Un traitement médicamenteux peut être nécessaire, en parallèle du suivi psychologiquement, pour soulager la souffrance de l'adolescent.
ou demander de l'aide?
-> Fil santé jeunes:
0 800 235 236 parents et adolescents peuvent appeler de manière anonyme, tous les jours de 8h à minuit.
-> sur Paris:
01 58 41 24 24
-> sur Bobigny
01 48 95 73 01
-> sur Marseille
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-> Le Havre
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05 56 79 56 79
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